"Souffrance est aussi un plaisir, [...], la nuit est aussi un Soleil."
Nietzsche, Ainsi parlait Zarathoustra, Gallimard, 1971, p.387

     Complètement perdu, à errer dans les méandres d'un imaginaire fantasmé, mêlant le doute, le malaise et l'incongruité.

     Le bréviaire de l'iniquité en quelque sorte ; sous forme de cadre, permettant de disposer d'une fenêtre sur un monde mi-réel, mi-fictif.


     Se sentir perdu, éternellement, comme si la vie n'était qu'une chute, à rouler tant que je ne rencontre aucun obstacle me stoppant. Comme si cette chute était sans fin.

     Mon travail est une sorte de journal décrivant cette chute en moments clefs, devenant témoin d'une perdition.

« Il n’y aura pas de solution sociale à la situation présente. D’abord parce que le vague agrégat de milieux, d’institutions et de bulles individuelles que l’on appelle par antiphrase «société» est sans consistance, ensuite parce qu’il n’y a plus de langage pour l’expérience commune. Et l’on ne partage pas des richesses si l’on ne partage pas un langage. »
 

Comité invisible, L’insurrection qui vient, La fabrique éditions, 2007